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«LE MONT DU TEMPLE EN RUINES »
par le Dr. Israel Eldad
Le Temple Saint, jadis le symbole glorieux de tout ce qui est juif, a-t-il une place dans l’Israël moderne ? (lignes datant de 1951, soit trois ans, seulement, après la renaissance de l’état juif) Je dois confesser être chagriné d’avoir, il y a trois ans, conclut un discours destiné aux Juifs de Jérusalem, en appelant les architectes à commencer immédiatement le projet (de construction) du Troisième Temple.
J’ai péché, non pas en fourvoyant mes auditeurs, en les laissant croire que la capture du Mont du Temple était imminente, non, mon erreur fut de penser qu’il était temps pour les bâtisseurs de bâtisses, pour les transporteurs de matériaux. Dans ma naïveté, j’avais supposé que, entre le hall d’assemblée et le Mont du Temple, n’existaient que quelques centaines de mètres seulement, un simple mur ottoman, que de simples légions de soldats jordaniens. J’avais oublié de prendre en compte l’aspect psychologique, qui, après tout, détermine les véritables distances et la véritable épaisseur des murs.
Mon erreur découla de l’atmosphère capiteuse de ces jours (1948) quand les gens sentirent soudainement des sentiments de possession et de maîtrise de cette terre, après que nous en ayons conquis quelques parcelles. Nous avons pensé que le sang que nous avions versé avait tracé une piste menant droit aux ossements desséchés d’hier, les revivifiant, et une fois encore des soldats hébreux étaient en marche, des soldats qui pensaient comme les soldats de Yoshoua, les soldats de David, les soldats des Macchabées, pensaient de cette Terre. Des soldats qui obéissaient aux déclarations de
D-ieu plutôt qu’aux déclarations des Nations Unies.
Trois ans plus tard, c’est clair: tout ceci ne fut qu’une illusion. Le réveil de ce rêve plaisant a été si rude que beaucoup parlent de la «destruction du Troisième Temple», faisant référence, non pas à la perte du Temple physique mais à la destruction du «Temple céleste», c’est à dire le Temple spirituel et moral qui semblait «planer» au-dessus de nos têtes ici. Les gens peuvent avoir vu différentes choses dans ce «Temple» et entendu différents «commandements « qui en émanaient: des «faîtes» et des «ne faîtes-pas» différents, mais ce Temple, ou plus correctement ces Temples, parfois nommés par nous, idéalisme ou esprit pionnier, se trouvent désormais en ruines. Si j’utilise le terme de Temples au pluriel, c’est parce que mon opinion est que la raison de la destruction réside dans le fait que nous avons vu «des Temples» plutôt que «Le Templeimportant». Une ancienne légende midrachique déclare que «parce que les Juifs passèrent leur temps à cultiver les collines et les montagnes des autres peuples, D-ieu ôta Sa Présence de nos deux montagnes, le Mont Sinaï et le Mont du Temple (Mont Moriah) et aujourd’hui toutes les deux sont désolées et abandonnées. Pour ceux qui préfèrent la métaphore en une langue plus simple: parce que ce qui est appelé «Sionisme» s’est égaré avec d’autres idéologies, et a mis de côté les deux idées de base qui sont: la Torah et la Malkhout (Majesté). Comme le Mont Sinaï et le Mont du Temple restèrent en dehors des frontières légales, les idées qu’ils représentent, la Torah et la Malkhout, demeurèrent au-dehors de nos existences.
J’inclus parmi les causes qui nous firent dévier, non seulement le socialisme et le marxisme, mais également des idées honorables et «cacher» tel que le «rassemblement des exilés» et un «état d’expression de l’indépendance» et la «liberté de l’individu». Tout cela, et ce qui y ressemble, peuvent être de belles montagnes, plaisantes à l’œil et au cœur, mais elles ne sont pas plus que de faux dieux lorsqu’elles sont comparées au «Mont», l’ unique, le Mont du Temple, qui prit pour lui-même, beaucoup, sinon tout, de la gloire et du mystère du Mont Sinaï.
Le Mont du Temple, cité dans le livre du Deutéronome des dizaines de fois comme «le Lieu que le Seigneur choisira», appelé le centre rituel par les scientifiques biblistes et de qui fut dit dans la mère de toutes les prières de Salomon (I Rois 8: je n’ai pas cherché la traduction française du Rabbinat mais traduit directement) «Le Seigneur dit qu’Il demeurerait dans un lieu établi auquel vous resterez à jamais fidèles» Comme si Salomon disait à D-ieu «aussi longtemps que Tu es obscurcis, il ne peut y avoir contact entre nous. Je suis en train de Te bâtir une maison tangible, définie, géographique, dans laquelle Tu peux recevoir de Ton peuple Israël et les prières que quiconque désire t’adresser», parce que «Tes yeux pour être ouverts sur cette maison, nuit et jour». «Une requête à D-ieu, de centrer son cœur, accueillant la prière, autour de cette maison. «que la prière et la supplication soit faites par n’importe quel homme, ou par tout Ton peuple Israël.. et il étendra Ses mains vers Sa Maison»
«Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de ton peuple Israël et qui viendrait de loin pour honorer ton nom.. et ils viendront prier dans cette maison; toi, tu l’entendras du ciel..»
«Quand ton peuple ira en guerre contre l’ennemi, là où tu l’enverras, et qu’ils t’adresseront leur prière, Seigneur, tournés vers la ville que tu as élue et vers la maison que j’ai bâtie en ton honneur»
Et alors tous, individuellement et collectivement, Hébreux et non juifs, trouveront la voie vers D-ieu uniquement à travers cette Maison. Pas seulement en y pénétrant, mais pour ceux aussi qui en sont éloignés, il n’y a pas d’autre chemin vers les Cieux: «Si ils pèchent contre Toi et que leurs ravisseurs les emmènent dans le pays de leurs ennemis, et qu’ils t’adressent leurs prières en direction de leur Terre que Tu as donnée à leurs pères, la Cité que Tu as choisie et la Maison que j’ai construite pour Ton Nom, et Tu entendras (quelle brillante pensée! Pour ceux qui viennent prier il mentionne seulement le Temple et pour ceux en Exil dans la lointaine Diaspora, il inclut la Terre, la Cité et le Temple)
L’imagerie et la composition de cette prière sont tellement concrètes et concises qu’elles en font l’ultime expression de la croyance hébraïque. Cela s’élève au-dessus de tout ce qui a été écrit par les philosophes et les théologiens et même les prophètes, dans toutes les générations qui ont suivies. La localisation du Temple, malgré la complète connaissance de Salomon que «même les Cieux ne peuvent te contenir» et l’idée est plus large et plus ouverte que le panthéisme, mais n’empêche, ou peut-être précisément en raison de cela, il y a lieu de laisser en ce lieu une «porte» ouverte aux étrangers.(problème de traduction ici?)
Nous ne sommes pas une communauté religieuse qui garde son D-ieu pour elle-même et désigne les lieux pour les autres religions. Nous sommes assez libéraux pour permettre aux autres religions leur croyance, mais pas au point de les créditer d’une étiquette de «vérité».
Nous ne concédons pas la possibilité d’une Porte différente donnant sur le Ciel. Alors les portails de notre Temple sur le Ciel sont ouverts à tous. Notez aussi la référence dans cette prière à la guerre. Débarrassons-nous de la notion d’être un pacifiste avant l’ère du Messie, parce que les idées sont entremêlées: le retour de D-ieu au Temple et une guerre de conquête, avec une vengeance sur les ennemis.
Au sujet de l’emplacement de ce site, laissons les artistes l’expliquer avec leurs pinceaux et leurs peintures. Laissons les stratèges exposer, les géopoliticiens et les géologues et les archéologues faire de l’exégèse. Ceci n’est pas notre affaire. Ce qui est notre préoccupation, par contre, est que ce site, avec nulle possibilité de changement est «le Lieu qui est choisi» Pas de «rationalisme» apparent, pas de philosophie «éclairée» ne peuvent changer cela, ni même déplacer un mètre carré du Mont!
Et plus spécialement celui qui croit profondément dans l’unicité (oneness),la toute «englobante» idée, infinité de D-ieu, comme chaque Juif croyant, sera le plus inflexible au sujet de cette unicité. Cet exemple unique dans le temps et l’espace, le Mont du Temple. Aucun autre temple n’est acceptable, quelle que soit sa magnificence, si il n’est pas sur ce Mont. Pas plus acceptable ne serait ce Mont sans le «Grand et Saint Temple» se dressant sur lui. Grand et saint, les deux symbolisant l’unification et la synthèse de la base matérielle, le grand fondement dans la terre qui l’entoure, avec la qualité de la Sainteté.
Un historien laïque peut tenter d’éviter ce point en suggérant «le site est sanctifié par le sang versé par les Zélotes lors de sa défense» Mais la question demeure: Pourquoi tant de sang a-t-il été versé sur ce lieu? La raison en est que cela oblige le versement de plus de sang pour reconquérir le Lieu, si nécessaire.
Et la raison est: la sainteté objective de ce lieu comme “Saint des Saints” (Kodesh Kodeshim) de notre nation, et dans les Jours à Venir, de toutes les nations, parce que c’est le lieu de rencontre du Ciel et de la terre. Le Temple nous permet de reconnaître que D-ieu est au-dessus de la nature, au-delà de nous-mêmes, et pourtant toujours à notre portée!
Ici l’homme «se saisit»(notre traduction libre) de D-ieu, et D-ieu se saisit de l’homme. La prière centralisante ici fournit la force de se tenir dans ce monde physique qui n’a pas de commencement et pas de fin et donc pas d’actualité. Il offre à nos yeux et à nos cœurs une mise au point réelle autre que pure abstraction. C’est le seul refuge de l’homme entre les deux choses qui jamais ne finissent et jamais ne commencent réellement, la physique et la métaphysique. C’est le centre de l’univers. Selon la tradition juive la «pierre de fondement» au centre du Mont (aujourd’hui le rocher sous le «dôme du rocher» (musulman, ndt) est le rocher qui servit comme base de fondement du monde, à partir duquel D-ieu créa notre monde. Ce rocher fut également témoin de la naissance de la foi, car c’est sur lui qu’Abraham lia son fils Isaac, certains disent que le Peuple Juif a été inexorablement, et à jamais lié à ce lieu depuis ce jour.
Nous avons été certainement sur l’autel depuis ce temps. Ce même rocher deviendrait plus tard le centre du Temple. Et ainsi, ce Mont est le centre spirituel et physique de l’univers. A travers lui, l’homme vient à la vie, apprend à vivre. Certains voient cela clairement, tandis que d’autres le sentent simplement, mais tous savent que la puissance et la signification de l’existence sont à découvrir ici. Ceux qui assiégèrent Jérusalem, qui conquirent le Temple, le trouvèrent aussi étrange. Il y bien sûr d’autres cas de patriotisme, de l’amour d’un peuple pour sa capitale, mais jamais accompagnés par une telle Sainteté. Les peuples ont toujours vu dans leur capitale une raison importante, morale et militaire, mais pour des raisons stratégiques ils n’hésitèrent pas à se retirer de leur capitale, l’incendiant parfois même, et à établir à sa place une (autre/nouvelle) capitale derrière les lignes de défense.
Il n’y a jamais eu non plus d’autre exemple d’une connexion simultanée, politique, militaire et religieuse comme cela est le cas avec Jérusalem et le Temple. Pas la perte d’une nation, exprimé dans son deuil. Pas le deuil vis-à-vis même de la date de la perte de l’indépendance, ni de la chute de forteresses vitales. Pas pour l’ultime chute de Jérusalem! Uniquement celle de la destruction du Temple lui-même.
Comparer le Mont du Temple au Mont de l’Olympe remet tout en perspective. Les Grecs prirent simplement la plus haute montagne et assumèrent qu’elle était le foyer des dieux, c’est pourquoi, raisonnèrent-ils, c’est la plus haute et peut-être la plus belle, parce que les dieux sont là. Israël, toutefois, amène son D-ieu au niveau d’une montagne qui n’est pas nécessairement la plus élevée, qui est en fait entourée par des pics plus hauts, et l’élèvent jusqu’au sommet. Ce n’est pas une question de hasard physique ou géographique. C’est un choix spirituel. Ici nous trouvons une forme de soumission totale aux «circonstances naturelles»; ici celles-ci sont subordonnées à l’esprit.
Leur philosophie, n’importe laquelle, finit dans «in a deep freeze»? que nous traduisons par l’immobilisme, la vacuité? qu’elle soit matérialiste, physique ou idéaliste, ou métaphysique, avec le résultat de cycles amoraux et fatalistes. Ici réside le feu de la prophétie, avivé par une dynamique historique et morale. C’est la pierre de soutènement de notre monde. Sur laquelle nous sommes liés tout comme sur l’autel originel. Sur elle, nous continuons d’exister. Quiconque pensant que le Temple est une affaire de rituel religieux n’a pas saisi la signification de ce qui est appelé «Israël dans le monde.» Le Temple n’est pas juste un autre «Synagogue Yéshouroun» peut-être plus belle, qui peut être aussi bien située à New York. Le lien du Temple au point géopolitique et historique nommé le Mont du Temple, symbolise la singularité de notre perspective sur le monde.
Le Temple (littéralement «La Maison»)est la Maison qui est choisie sur le Mont qui est pour le peuple qui a été choisi!
Le cœur central et sanctifié d’une nation ne peut pas être une synagogue glorifiée comme beaucoup de gens religieux se l’imaginent, pas plus qu’il ne puisse être une «Maison» politique des «Lords» ou des «Députés» comme certains laïques le voudraient!
La nécessité territoriale incluse avec est liée à son rôle de base: exprimer la pensée du monde qui fait notre peuple unique, ce qui nous donne la possibilité d’une signification pour l’existence de l’homme en général, dans ce monde infini. Ceci ne changera pas, même si Mars est conquis, même si les électrons explosent. Sans ce lien, l’homme est poussière dans le vent.
Notre terre n’est pas seulement une «patrie» dans le sens que la Pologne est pour les Polonais ce que la Corée est pour les Coréens, mais plutôt qu’elle est la Terre sur laquelle nous pouvons «monter pour apparaître et nous courber.» Le Mont du Temple n’est pas suffisant sans une terre, bonne et spacieuse tout autour, mais il n’y a pas de terre suffisante sans le Mont du Temple. Nous ne sommes pas comme les nations du monde, elles appartiennent à une terre; transférez-les vers une autre terre et ils lui appartiendront. Cette terre n’est pas comme les terres des autres nations. Retirer une nation, elle fera partie d’une autre (nation)
Ici un troisième facteur intervient, suprême et décisif, qui ne permet pas les évènements ci-dessus. Jérusalem et le Mont du Temple transforment notre lien à la terre en un «Weltanschauung»
Ce Weltanschauung est symbolisé par le Temple. Cette centralisation, cette mise «en face» vers un lieu d’où que notre peuple puisse se trouver, est ce qui nous a maintenu ensemble durant des milliers d’années. Aussi longtemps que ce lien était connu et reconnu par la nation, un rabbi sage pouvait se permettre de rire même quand il apercevait des renards parcourir les ruines du Mont du Temple. Mais lorsque ce lien a cessé d’être reconnu par la nation, il n’y a plus de raison de rire ou de célébrer, même sur le Mont du Temple, même si cela était beau.
Si le Mont du Temple se trouve être désolé physiquement (pour nous, c’est la signification d’une maison de prière étrangère en son sein)c’est parce que, et seulement parce que, il ne possédait pas la valeur décisive dans nos vies qu’historiquement il mérite. Personne ne doute que si nous avions combattu pour le Mont du Temple en 1948 comme nos pères l’avaient fait par le passé, il serait aujourd’hui dans nos mains. Comment cela est-il arrivé? Que nous nous soyons tenu devant le Saint des Saints de notre peuple, et que nous ayons soudainement décidé d’obéir à un ordre venant de nations lointaines? Nous n’avons même pas tenté «d’obéir» dans le même sens que nous obéîmes aux ordres concernant la déclaration de la «patrie» et l’établissement d’un gouvernement(le nouvel Etat d’Israël)!
Parce que notre génération fut élevée avec l’idée d’un état, nous avons enseigné, cherché et combattu pour un tel état. La jeunesse combattante menaçait de rebeller pour cela, et non pas pour le Mont du Temple. Il était si proche..
Ce n’est pas juste un autre sujet de dialectique et de discussion, comme l’aliyah, l’implantation de villages agricoles, l’industrie ou la force de frappe militaire. Comme Herzl et Jabotinsky ont vu l’idée d’un état, pas en tant que l’un des nombreux chaînons de la chaîne sioniste, mais plutôt comme la base de tout cela; le Mont du Temple, également, n’est pas l’un des nombreux lieux de la Terre d’Israël, que nous avons désormais à conquérir, pas seulement un lien, mais plutôt (et surtout) le fondement, en fait la pierre de soutènement, qui donne une pertinence et une signification à toutes les conquêtes, bienvenues et bénies.
En conséquence de quoi, la différence entre ce que disait notre ministre des Affaires étrangères «à un demi-kilomètre de notre frontière, un événement important s’est déroulé (en référence à l’assassinat du Roi Abdullah) et si il avait dit «Sur le Mont du Temple un roi étranger a été tué» Le changement dans la terminologie exige un changement de position, ou plus correctement, un changement de point de vue est toujours (difficulté de traduction) celui concernant des kilomètres et des centaines de mètres, avançant ou reculant. Et même si les représentants de ce qui est appelé le «Judaïsme religieux» (?) le Rabbinat, même si ils n’étaient choqués et n’ont pas protesté au sujet de l’ordre donné de s’abstenir de conquérir le Mont du Temple.
Le jour que la nation se lamente, ou devrait se lamenter, de la destruction du Temple, nous évoquons, traditionnellement, l’image du Mur de l’Ouest (Kotel), le Mur des Lamentations. Ceci plutôt que la pierre de fondement, le rocher sous le dôme. Durant les années de l’Exil, le Mur des Lamentations sert un but parfait, et de près ou de loin, les larmes et les prières coulent à flots vers lui. Maintenant la source des larmes semble scellée. Il n’y a plus de pleureurs (wailers), personne ne ressent le besoin de se lamenter pour la destruction de la nation. Qui trouvera-t-on alors pour pleurer, avec tout son cœur, la destruction de cette «Maison» d’il y a «si longtemps»?
Ne serait-il pas mieux de transférer le «centre de l’honneur» du Mur (près) du Mont vers le Mont lui-même? Ne devrions-nous pas faire pression pour ce transfert, et si je dis «pression» je ne fais pas référence aux puissances externes, aux Arabes ou aux Nations Unies, mais plutôt aux forces internes, en nous-mêmes.
Avant que nous puissions mandater des architectes pour préparer les plans de la «Maison», nous devons mandater des hommes d’esprit, des hommes avec cet esprit particulier en eux, afin de relever les ruines du Mont du Temple spirituel (le texte paraît confus dans sa traduction anglaise) Nous devons élever ce concept, allumerles désirs (termes assez ambigus qui ne sont peut être pas dans l’hébreu original??) Nous devons contempler la pierre de fondation sur laquelle nous avons été liés et sur laquelle nous avons existé jusqu’à présent.
Nous devons réunir le Ciel et la terre, qui furent détachées, séparées l’une de l’autre. Le déchirement étant la destruction du Temple. La réparation de cette déchirure est la raison de la libération hébraïque. Comme la terre nous nourrit, la réunion des exilés, la créativité culturelle et physique, la croissance en force et en moralité et en beauté, surgiront de la pierre de fondement.
Les renards qui, aujourd’hui, se promènent sur le Mont du temple, ne sont pas ceux qui prolongent notre deuil et qui annulent la Rédemption, mais plutôt les petits renards parmi nous, qui sabotent nos propres vignobles. De la même manière que la destruction du Temple dans nos âmes est ce qui a empêché et qui continue d’empêcher la rédemption du Mont du Temple (ici manquent quelques mots le texte en anglais étant incompréhensible: from the hands.. of the foreign foxes “des pattes des renards étrangers”?
Et peut être que jusqu’à récemment l’accusation avait pu paraître légère. A laquelle on aurait pu répondre «Il n’y avait pas eu d’occasion pour le tenter;» et alors arrivèrent ces jours félons, commençant avec l’accord pour internationaliser Jérusalem, qui incluait l’acceptation d’un cessez-le-feu, incluant l’arrêt de notre attaque, et à continuer à rester calmement sur le côté durant ces mêmes jours; et cela prouva l’étendue véritable de la destruction, et de son véritable emplacement.
fin
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